Accueil > Actualité

Des cellules souches olfactives pour traiter les maladies neurodégénératives

par corneille - publié le

Des cellules souches olfactives pour traiter les maladies neurodégénératives

Contribution de l’équipe ‘Stress Oxydant et Neuroprotection’ (dirigée par le Pr. Michel Vignes) de l’IBMM à une étude dans le domaine des cellules souches publiée dans la revue Journal of Clinical Investigations. Ce travail est le résultat d’une collaboration de quatre équipes de recherche : trois à Marseille et la celle de l’IBMM. 
A l’heure actuelle, le traitement médicamenteux des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson ne fait que ralentir la progression des symptômes sans empêcher la maladie. En effet, on ne sait pas encore comment arrêter la perte inexorable des cellules nerveuses observée dans ces pathologies. Par ailleurs la prise chronique de certains médicaments peut entraîner des problèmes d’accoutumance et de perte d’efficacité.
Une autre voie thérapeutique est la greffe de cellules souches pour remplacer les neurones perdus. Les cellules souches ont la capacité de s’auto-renouveler et de se différencier en cellules spécialisées, en neurones en l’occurrence. Toutefois ces études se heurtent à de nombreux problèmes comme les problèmes d’éthique, à savoir où prendre ces cellules souches, et l’apparition de phénomènes de rejet ou de tumeurs suite à la transplantation.
Une alternative est donc de réaliser des ‘auto-greffes’, c’est-à-dire transplanter des cellules souches du patient lui-même. L’épithélium olfactif contient des cellules souches et est facilement accessible pour un prélèvement de cellules. L’équipe du Professeur François Féron (UMR 6184) et celle du Professeur François Roman (UMR6149) à Marseille s’intéressent à ces cellules et à leur intérêt dans le cadre de médecine réparatrice.
Pour valider la potentialité de ces cellules, un modèle animal de dégénérescence neuronale a été utilisé : il revient à injecter de l’acide iboténique, un acide aminé neuro-excitateur, à des souris dans l’hippocampe, une région-clé dans la formation de nouveaux souvenirs. L’acide iboténique va détruire des neurones de l’hippocampe et de fait, conduire à une incapacité à apprendre de nouvelles tâches. La greffe de cellules souches olfactives humaines à des souris lésées a permis de restaurer les capacités d’apprentissage mais aussi la plasticité des synapses, le substrat moléculaire de la mémoire, que nous mesurons au laboratoire par des approches électrophysiologiques. Nous allons maintenant étudier la physiologie des cellules greffées dans un modèle animal de maladie d’Alzheimer (contrat ANR MALZ 2010).
Pour plus d’informations voici le lien vers le communiqué de presse.

Contact : Michel Vignes
michel.vignes univ-montp2.fr
Tel : 04 67 14 36 99
Lien avec le communiqué de presse

Portfolio

  • Couverture JCI