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La plateforme SynBio3 « plateau polymère » et le Département « Polymères pour la Santé et les Biomatériaux » sont lauréats de l’AAP Plateformes Régionales de Recherche et d’Innovation (PRRI) 2020

par corneille - publié le , mis à jour le

La plateforme SynBio3 « plateau polymère » et le Département « Polymères pour la Santé et les Biomatériaux » sont lauréats de l'AAP Plateformes Régionales de Recherche et d'Innovation (PRRI) 2020

Le projet BIOPOLTRACE, lauréat de l’AAP Plateformes Régionales de Recherche et d’Innovation (PRRI) 2020, vise à développer de nouvelles méthodes de suivi de dégradation in vivo de polymères utilisés dans le domaine médical et pharmaceutique.

Contexte  : Dans le cadre des obligations réglementaires associées à la mise sur le marché d’un dispositif médical implantable ou d’un médicament injectable, l’évaluation de la dégradation des matériaux utilisés, l’identification des produits de dégradation et la question du devenir de ces produits de dégradation sont centrales en vue de l’obtention d’un marquage CE ou d’une autorisation de mise sur le marché. A ce jour, les dispositifs médicaux et les médicaments comportant des polymères comme le poly(acide lactique) (PLA) et le poly(éthylène glycol) (PEG) sont soumis à ces obligations. En effet, cette obligation est applicable à tout nouveau produit, même avec des polymères largement utilisés dans le domaine biomédical et approuvés par les agences de régulation (EMA, FDA etc…). Actuellement, les méthodes de suivi de dégradation des polymères en utilisant par exemple les méthodes de marquage avec des sondes radioactives ou fluorescentes sont limitées et présentent de nombreux inconvénients.

Le projet BIOPOLTRACE vise à pallier ces limitations en permettant de réaliser un suivi de dégradation de copolymères de type PLA-PEG in vivo par le biais de méthodes analytiques de spectrométrie de masse de type Maldi-Tof et de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse (LCMS, LC 2D/MS, SEC, etc.). De plus, le marquage isotopique au carbone 13 des espèces à étudier sera également utilisé permettant notamment d’améliorer la sensibilité des techniques analytiques. Le marquage isotopique au C13 présente plusieurs avantages. Il utilise des isotopes du carbone non radioactifs permettant leur utilisation dans des laboratoires de chimie conventionnels. Il garantit le maintien de l’intégralité des propriétés physico-chimiques des polymères étudiés permettant ainsi de valider le suivi de dégradation in vivo des PLA-PEG sans interférer avec l’acide lactique non marqué C13 naturellement présent dans l’organisme.

Ce projet reposera sur la collaboration de 4 partenaires : le plateau « polymère » de la plateforme SynBio3 de l’IBMM, le département « Polymères pour la Santé et Biomatériaux » de l’IBMM (PHBM), le Pôle Protéome de Montpellier (PPM) et la société MedinCell.

Contacts  : Vincent Darcos (vincent.darcos umontpellier.fr) & Benjamin Nottelet (Benjamin.Nottelet umontpellier.fr)

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