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Lutter contre l’arythmie après un infarctus du myocarde

par corneille - publié le , mis à jour le

Lutter contre l'arythmie après un infarctus du myocarde

Les acides gras poly-insaturés oméga-3 sont devenus populaires par leur effet protecteur sur le cœur. Leur action bénéfique pour prévenir l’arythmie cardiaque après un infarctus est scientifiquement établie, mais les mécanismes en sont peu clairs. C’est ce que cherchent à expliciter les équipes de Thierry Durand et de Jean-Yves Le Guennec, à Montpellier, avec pour objectif final d’aboutir à une nouvelle classe de médicaments.

Depuis les années 1970, il a été montré par plusieurs études scientifiques qu’une consommation accrue d’huile de poisson, riche en acides gras poly-insaturés oméga-3 (AGPI), avait des effets cardio-protecteurs. Les AGPI ne préviennent pas l’infarctus ; ils agissent en réduisant les arythmies, ces irrégularités du rythme cardiaque qui se produisent après un infarctus et peuvent provoquer le décès soudain du patient. À l’heure actuelle, les mécanismes d’action des AGPI sont encore débattus et il n’existe pas de traitement efficace de ces arythmies. Le projet de Thierry Durand et de Jean-Yves Le Guennec se propose de répondre à ces questions.

Les AGPI ne sont pas stables dans l’organisme. Ils sont rapidement transformés. Les chercheurs partent donc de l’hypothèse que c’est via leurs métabolites qu’ils seraient actifs. Dans un premier temps, l’équipe de Thierry Durand travaille à la synthèse chimique de ces composés. Une fois disponibles en quantité suffisante, leurs effets biologiques sur les cellules cardiaques seront testés sur des modèles animaux par l’équipe de Jean-Yves Le Guennec (des animaux sains ou ayant subi un infarctus du myocarde). Leur potentiel anti-arythmique sera ainsi évalué.
En parallèle, les scientifiques se penchent sur la mise au point d’une méthode pour mesurer la quantité des métabolites d’AGPI dans le sang. Cela leur permettra de connaître la concentration à laquelle ils sont actifs.

Par cette approche originale qui combine chimie et biologie, Thierry Durand et Jean-Yves Le Guennec espèrent expliquer les mécanismes de l’effet cardioprotecteur des acides gras poly-insaturés oméga-3. Ils pensent ainsi identifier de nouvelles molécules efficaces dans la lutte contre l’arythmie après infarctus du myocarde.

Voir en ligne : Ce Projet est financé par la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM)

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